Marie Loana et Jean-Kévin, vos nouveaux modèles
La Belgikoutchie, mode d'emploi
Bon voilà, c’est officiel, même ici au fin fond du pays. Notre Sainte-mère Belgique n’est pas au mieux de sa forme. Et comme le Cottage se gausse des frontières, je reçois de plus de plus et en direct depuis les cinq continents des questions de lecteurs désemparés.
« Monsieur Jean-Kévin, Comment qu’on va faire pour se pochtronner et faire passer ça avec des patates à la graisse de bœuf si le pays de la bière et des frites, il se casse de partout ? », me demande Baral depuis Pristina.
« Quel est exactement ce problème de viande Bruxelles Hallalal Vilvoorde ? Et Quick & Born, c’est le nom du fast food où on peut la déguster quand on a les croo, mon Jean-Kévinou ? », s’interroge Gunther depuis la charmante bourgade brésilienne de Candido Godoi.
Inutile de vous le rappeler : notre Cottage a entre autres vertus celle d’illuminer le quotidien de millions d’êtres. Il était donc de notre devoir d’expliquer à toutes ces âmes inquiètes ce qui se trame réellement chez nous. Ce que nous ferons en nous fendant de biographies et descriptifs tout ce qu’il y a de plus officiels, à un tel point que Messieurs Larousse et Robert bavent déjà sur la qualité de nos références.
• Leterme, Yves
Né à Werwik le 06 octobre 1960, Yves Leterme s’est fait connaître du grand public en reprenant avec talent « Rouche un chour, rouche touchours ». Inconditionnel du Standard de Liège, il l’est aussi fort logiquement de l’Olympique de Marseille, comme le prouve son interprétation très réussie d’un chant à la gloire de la ville phocéenne, performance exécutée 2007 lors d’un festival hip hop sans concession.
Véritable couteau suisse des Arts et des Lettres, Yves Leterme était aussi l’assistant, si pas l’inspirateur, du cinéaste Oliver Hirschbiegel tout occupé à réaliser « Der Untergang », la chute en français. Le travail remarquable abattu dans ce domaine par notre Yves national a déjà été acclamé cinq fois par Albert de B., critique reconnu et reconnaissable. Et tout ceci explique une évolution du langage récemment et unanimement approuvée par l’Académie française que nous illustrons ci-dessous.
« Moi, les meufs je les leterme toutes ! » ( Moi les filles, je les tombe toutes)
« En automne, les feuilles leterment » (En automne, les feuilles chutent).
« Leterme, bébé dort !!! » (Chuuut, bébé dort !!!).
• Flamoutchie
Pays, pardon, Région d’Europe et accessoirement de Belgique habitée par les Flamoutches. Dynamique et innovante, c’est dans cette région tournée vers l’avenir qu’ont été créés la Vlaamse Kust, le Bekende Vlaming (BV), le Bordel, hors d’ici, Vilain (BHV), le cyclo-cross, les ballets classiques de drapeaux et le concept philosophique du ‘onbespreekbaar’.
Le flamoutche dans le vent, qu’il soit artiste ou politique, se reconnaît à ses lunettes dans le vent et son utilisation des technologies dans le vent.
Tolérant et cosmopolite, le Flamoutche est à la pointe des combats pour les Droits de l’Homme et se place toujours au côté de la veuve ou de l’orphelin. Ce bel esprit de tolérance transpire de l’analyse faite de son voisin du sud. Qui entre autres choses est un profiteur- chômeur-paresseux-communisss activisss-voleur-franskillon-contre le bilinguisme il y a 100 ans donc maintenant bien fait dans ta gueule de pouilleux nécessiteux.
• Walloutchie
Région de Belgique, et accessoirement d’Europe, habitée par les Walloutches. Ouverte et verte, la Walloutchie est une terre de tradition et d’invention qui a notamment accouché des Ardennes belges, de l’artisss montant à Paris depuis Namur, du gâteau de Verviers, de Fourons wallons (campagne publicitaire qui ciblait dans les années 80 les milieux du X et qui vantait les qualités du citoyen Walloutche pour l’acte physique), de la balle pelote assise et du concept philosophique du vote pour moi un jour, vote pour moi toujours.
Tolérant, chaleureux et cosmopolite, le Walloutche est à la pointe des combats pour les droits de l’homme et se place toujours au côté de la veuve ou de l’orphelin. Pour lui, un homme égale un homme, peu importe sa couleur ou sa langue. Ce bel esprit de tolérance transpire de l’analyse faite de son voisin du nord. Qui entre autres choses est un nazi stupide qui parle pas une langue mais un patois et que c’est tellement laid qu’on ne va quand même pas l’apprendre et de toute façon la mer va bientôt monter donc le flamoutche on s’en tape et d’ailleurs ‘les flamins c’est ni des gens’.
• Brucelloutchie
Capitale de la Belgique et de l’Europe, et accessoirement Région habitée par les Brucelloutches. Cosmopolite et ouverte, la Brucelloutchie a notamment produit le Brucelloutche truculent lorsqu’il est bourgmestre, chanteur ou bourgmestre chanteur du hit « BXL XXL, ma belle, je t’aime tant quand tu t’élargis ».
Mon cours magistral sur l’histoire politique de la Belgique à peine terminé, je dois vous laisser pour peaufiner la déclaration d’indépendance du Cottage. A bientôt et longue vie à la bergamote !
